Essai sur le BIEN COMMUN

Sujet légèrement abordé dans mon Essai « Travail, Esclavage, Chômage » c’est une notion centrale  de mon raisonnement. Extrêmement surpris que cela soit Chrétien, finalement cela signifie que c’est transmis par l’éducation commune.

Il n’est pas certain que dans une perspective multiculturelle cela soit transposable; je l’intuite à la pratique.

Cela implique donc un que cette notion fait partie d’un plus grand ensemble d’idées avec des inter-actions.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bien_commun

Dans la pensée catholique

L’Église catholique définit le bien commun comme l’« ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée »24. C’est le principe qui doit guider l’action sociale et politique du catholique25. La pensée sociale de l’Église reprend en cela le cadre de pensée de saint Thomas d’Aquin : chez Saint Thomas comme chez Aristote, le Bien est intrinsèque à l’être, il est une sorte de programme de l’être, il est ce que nous désirons naturellement (par exemple, tout être désire être, donc l’être est bon en soi ; à l’inverse on définit le mal comme une réduction de l’être26). La forme suprême du Bien est Dieu. Quand Thomas d’Aquin parle de « bien commun » (bonus communis), il désigne donc Dieu en tant qu’il attire la Création à lui, aussi bien les hommes que les autres créatures qui participent ainsi d’un mouvement commun.

Dès lors, le bien commun d’une société ne consiste donc pas simplement dans une répartition équitable des richesses, mais aussi dans une vie sociale harmonieuse, guidée par l’amour du prochain et orientée vers Dieu. Il concerne d’ailleurs toute la Création et pas seulement la communauté humaine. Dans cette acception, tout exercice d’une responsabilité politique doit donc servir le bien commun, mais la notion de bien commun est plus large que la vie politique. Il concerne aussi la vie quotidienne de chaque personne et suppose de réaliser le bien des autres créatures comme le sien propre.

Le Compendium de la doctrine sociale de l’Église décline les conséquences de ce principe pour l’organisation sociale et politique, à travers les principes de la destination universelle des biens, de l’option préférentielle pour les pauvres, de la subsidiarité et de la solidarité. « Le bien commun ne consiste pas dans la simple somme des biens particuliers de chaque sujet du corps social. Étant à tous et à chacun, il est et demeure commun, car indivisible et parce qu’il n’est possible qu’ensemble de l’atteindre, de l’accroître et de le conserver, notamment en vue de l’avenir27. »

Le bien commun de la société s’articule au bien commun universel, qui implique la Création dans son ensemble, ce qui suppose logiquement le respect de la nature et la défense de l’environnement : « Le bien commun de la société n’est pas une fin en soi ; il n’a de valeur qu’en référence à la poursuite des fins dernières de la personne et au bien commun universel de la création tout entière28. »

Laudato si’, la seconde encyclique du pape François (sous-titrée « sur la sauvegarde de la maison commune ») porte portent sur les questions environnementales et sociales, à l’écologie intégrale, et de façon générale à la sauvegarde de la Création et comprend un paragraphe relatif au bien commun.

Bien commun

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Eclairages sur la notion de biens communs.
LAURENT CORDONNIER

« C’est donc
d’abord à travers leur processus d’énonciation que les biens communs sont des biens
collectifs. Etant le produit d’assemblées ou de collectifs délibérant sur les finalités, les biens
communs peuvent être qualifiés en toute noblesse de biens « politiques ». »

Eclairages sur la notion de biens communs.
LAURENT CORDONNIER

« Les économistes ont en effet une définition des biens publics, mais ils n’ont pas de conception claire des biens communs, une notion qui gagne en influence dans le monde, notamment du côté des réseaux de la société civile, mais pas uniquement. Il est d’ailleurs sain que les économistes ne contribuent à cette élaboration que pour une part modeste, car elle fait intervenir bien d’autres savoirs, spécialisés ou non, des savoirs à… mettre en commun.

Prenons justement cet exemple de la qualité de l’air, notamment en ville. Ce n’est pas un bien public au sens du phare ou de la défense nationale. En effet,….Il s’agit d’un bien commun (BC).

es biens communs doivent être précisés. On ne peut s’en tenir à des formules creuses. Il s’agit de finalités générales mais dans un domaine précis : biodiversité, autonomie et dignité pour les personnes, logement décent, sobriété en carbone…

Les biens communs ne sont pas consensuels… mais ils sont trop importants pour qu’on les néglige une fois le débat lancé.

Ils sont davantage le résultat d’une bonne organisation collective que d’une « production » classique. »

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La Gouvernance des biens communs : pour une nouvelle approche des ressources naturelles (en anglais, Governing the commons: The evolution of collective action) est un ouvrage majeur d’Elinor Ostrom, publié en 1990 et traduit en français en 2010.

lien

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https://www.cairn.info/revue-d-economie-du-developpement-2016-3-page-55.htm

la tragédie des communs

Le dilemme du prisonnier souligne la difficulté qu’il y a à réaliser l’intérêt commun à partir de la seule poursuite de l’intérêt individuel. Pour parachever le rôle joué par la parabole de la tragédie des communs, nous pouvons citer les travaux d’Olson cherchant à expliquer la rationalité de l’action collective

++a lire le fameux+++

La Fable des abeilles

Poème de Bernard Mandeville

11 commentaires pour Essai sur le BIEN COMMUN

  1. boder dit :

    https://www.archivesdepartementales.puydedome.fr/n/mise-au-point-historique-la-relation-entre-l-etat-et-l-eglise-catholique-jusqu-a/n:122

    Sous l’Ancien Régime, la relation entre l’État et l’Église catholique, cimentée par le Concordat de Bologne (1516), signé entre François Ier et le pape Léon X, est très étroite : le catholicisme est la religion officielle du royaume ; le souverain, « lieutenant de Dieu sur Terre », est monarque de droit divin.

    https://www.lelivrescolaire.fr/manuel/1170224/histoire-geographie-5e-2016/chapitre/1170393/du-prince-de-la-renaissance-au-roi-absolu/page/1170401/louis-xiv-le-modele-du-roi-absolu/lecon/document/1258537

    En 1670, Bossuet est nommé tuteur du fils de Louis XIV et lui explique les principes de la monarchie absolue de droit divin.

    Les princes agissent donc comme ministres de Dieu, et ses lieutenants sur la Terre. C’est par eux qu’il exerce son empire […]. Le trône royal n’est pas le trône d’un homme, mais le trône de Dieu même […]. La personne des rois est sacrée […], attenter sur eux, c’est un sacrilège. Dieu les fait oindre par ses prophètes d’une onction sacrée […]. Mais même sans l’application extérieure de cette onction, ils sont sacrés par leur charge, comme étant les représentants de la majesté divine […]. On doit obéir au prince par principe de religion et de conscience.
    Bossuet, La politique tirée de l’Ecriture Sainte, 1709.

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  2. boder dit :

    https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89tat#De_l%E2%80%99%C3%89tat_f%C3%A9odal_%C3%A0_l%E2%80%99%C3%89tat_moderne

    En 1648, les puissances européennes ont signé les traités de Westphalie, mettant fin aux violences religieuses pour de simples motifs politiques et l’Église fut privée de pouvoir politique temporel, bien que la religion continuât à servir de fondation à la légitimé des rois, en leur attribuant le « droit divin ». Le principe du cujus regio, ejus religio (« tel prince, telle religion ») établi en Westphalie créa un précédent en établissant l’idée de statu quo et de la non-ingérence d’États dans la politique d’autres États. L’État moderne était né.

    L’État continua de se développer alors que la noblesse et la bourgeoisie amenèrent et créèrent beaucoup de richesses, accentuant le prestige économique, mais aussi culturel et politique des États. Il y eut même une hausse du nombre des fonctionnaires et l’émergence d’une bureaucratie balbutiante. Près d’un siècle et demi après les traités de Westphalie, l’État devint véritablement moderne à travers le processus de la Révolution française. La Grande Armée de Napoléon déferla en effet sur l’Europe, détruisant les féodalismes et les remplaçant par le concept d’État-nation,

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  3. boder dit :

    L’intérêt général, instrument efficace de protection des droits fondamentaux ?
    https://www.conseil-constitutionnel.fr/nouveaux-cahiers-du-conseil-constitutionnel/l-interet-general-instrument-efficace-de-protection-des-droits-fondamentaux

    « le Haut Conseil semble considérer que la définition de l’intérêt général n’est pas de son ressort mais de celui du pouvoir politique. La définition de l’intérêt général relevant de la pure opportunité politique, elle ne saurait dès lors, passer sous les fourches caudines du contrôle de constitutionnalité(61). …
    L’abandon de l’appréciation du contenu de l’intérêt général au législateur fait peser de lourdes incertitudes sur la protection des droits et libertés. Par l’exercice du contrôle de proportionnalité, le Conseil constitutionnel compense la faiblesse du caractère contraignant de la condition d’intérêt général.

    « 

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  4. boder dit :

    https://www.cairn.info/revue-gestion-et-finances-publiques-2017-3-page-82.htm

    L’intérêt général : une réalité introuvable ?
    ’intérêt général implique à la fois autorité et écoute. Dépassant le modèle rationnel, il doit se construire en coproduction avec les agents publics et avec les citoyens
    ….
    En matière d’intérêt général il faut tenir compte de deux dimensions : la rationalité et la réflexivité, en vue de construire un bien commun. On ne peut se passer de rationalité car il n’y aurait plus aucun référent, d’objectifs concrets à atteindre, ni de réflexivité car la rationalité est soumise à une interprétation collective et en construction.

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  5. boder dit :

    wikisorry
    « Intérêt public et intérêts communs
    Pour les doctrines politiques utilitaristes et dans les constitutions des pays anglo-saxons, l’intérêt public est désigné comme bien commun (common wealth) et consiste en la maximisation du bonheur individuel de tous les membres d’un groupe, d’une communauté ou d’un pays. « 

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  6. boder dit :

    https://www.institut-pandore.com/boutique/la-theorie-des-jeux/

    –> La tragédie des biens communs.

    https://fr.wikipedia.org/wiki/Trag%C3%A9die_des_biens_communs

    L’expression est popularisée par un article éponyme du biologiste Garrett Hardin paru en 1968, intitulé « The Tragedy of the Commons » et considéré comme une contribution majeure de la pensée écologique. Le phénomène contraire est appelé, par analogie, la tragédie des anticommuns. Dans le formalisme de la théorie des jeux, la tragédie des communs est un jeu à somme non nulle.

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  7. boder dit :

     » En outre, les gains réalisés dans les stratégies « coopération » sont souvent plus favorables que ceux présentés ordinairement dans les dilemmes du prisonnier (Bardhan, 1989, 2000). Cette idée est représentée en théorie des jeux sous la forme du jeu de la poule mouillée, de la chasse au cerf et du dilemme du prisonnier répété. « 

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  8. Ping : Les Structurants Sociétaux – Multiculturalisme Réel

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