Dossier nucléaire français

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Les rapports de force dans le dossier nucléaire Hinkley Point

22-12-2016 dans Matrices stratégiques

Les rapports de force dans le dossier nucléaire Hinkley PointEn 2013, la France et le Royaume Uni ont convenu d’un accord portant sur la construction de deux réacteurs pressurisés européens (EPR) à Hinkley Point en Angleterre. Ces réacteurs sont des réacteurs dits de troisième génération, basée sur l’optimisation de la fission. Ces réacteurs doivent à terme couvrir 7% des besoins britannique en électricité, et le « 1er béton » du chantier est censé être coulé mi 2019. Or, quatre EPR sont en construction dans le monde, un en France, à Flamanville, un en Finlande et deux en Chine, et aucun de ces projets n’a pour l’heure abouti ; surcoûts, délais, déconvenues industrielles ébranlent la confiance de la branche nucléaire française.

Le lancement d’un nouveau chantier d’EPR à Hinkley Point représente donc un risque véritable pour la survie d’EDF, et de la filière nucléaire française dans son sillage. Ce risque est double, industriel et financier.

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le: Jeu Sep 03, 2015 8:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
L’EPR de Flamanville encore retardé?Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 02/09/2015 à 21:35 , mis à jour à 21:39

L’électricien EDF prévoit de repousser de nouveau, à 2018 cette fois, la mise en route du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, ce qui devrait entraîner des coûts supplémentaires de 10 milliards d’euros.

Selon une information du journal Le Figaro, EDF devrait annoncer jeudi un nouveau report de la mise en marche de l’EPR de Flamanville. En effet, une conférence de presse du PDG Jean-Bernard Lévy est prévue dans la matinée. Présentée comme un point d’étape sur l’EPR de Flamanville, le journal anticipe qu’EDF devrait y officialiser un report de 2017 à 2018 pour le réacteur de nouvelle génération. Avec à la clé, un coût supplémentaire de dix milliards d’euros!

« Anomalie sérieuse » en avril dernier

Initialement prévu pour 2012, le lancement de l’EPR avait été repoussé en novembre dernier à 2017, mais de nouvelles difficultés ont été annoncées depuis. En avril, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu’une « anomalie sérieuse » avait été détectée dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve de ce réacteur nucléaire.

Ces difficultés interviennent alors que la filière nucléaire française est en pleine restructuration, à la suite des graves problèmes financiers rencontrés par Areva.

 

Mer Nov 28, 2007 3:01 pm

Paris, France — Le 26/11/07 – Greenpeace dénonce le protocole d’accord nucléaire signé lundi 26 novembre entre la Chine et Areva.

 

Cet accord prévoit la vente de deux réacteurs EPR de 3e génération, plus la fourniture de combustible.
« Alors que depuis des années, Areva nous bassine avec une prétendue relance du nucléaire, l’entreprise se montre aujourd’hui prête à brader des EPR pour envoyer un signal commercial fort aux clients potentiels que sont les États-Unis ou le Royaume-Uni et leur faire croire qu’elle est compétitive », déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Énergie de Greenpeace France.Seuls deux EPR sont aujourd’hui en construction dans le monde. Le premier a été vendu à la Finlande pour un prix fixe initial de 3,3 milliards d’euros. Au bout de deux ans de travaux, ce budget explose pour atteindre aujourd’hui 4 à 4,5 milliards d’euros. Le second, en construction à Flamanville (Manche) a été vendu à EDF pour 3,5 milliards. Quant à l’accord signé hier avec l’électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC), il prévoit la construction de deux réacteurs ainsi que la fourniture du combustible et des services nécessaires à son fonctionnement, pour un montant de 8 milliards d’euros. « Areva fait donc un considérable cadeau aux électriciens chinois, en leur offrant ou bien le combustible, ou bien l’un des deux réacteurs. Mais qui va payer la note de cette stratégie commerciale ?, s’interroge Yannick Rousselet. Quant au discours de Nicolas Sarkozy, ,il est très simple : c’est « Tout pour les intérêts industriels et financiers d’Areva, rien pour les besoins énergétiques réels des pays acheteurs ». »

Présenté comme un projet énergétique censé répondre au défi climatique, l’EPR est en réalité un projet industriel déjà obsolète, et dont l’enjeu est principalement géostratégique. Construit pour brûler du « mox », un combustible à base de plutonium, ce réacteur présente un risque de prolifération plus important que ses prédécesseurs. La seule différence entre le civil et le militaire concerne l’usage qui est fait des matières irradiées. Ainsi, les transactions actuelles sur ce réacteur, notamment avec des pays comme la Libye, posent de graves problèmes de sécurité internationale. L’EPR pose enfin des problèmes de sûreté. D’ailleurs, mardi 27 novembre, en France, le site de Flamanville va être le théâtre d’un simulation d’accident nucléaire bidon, un exercice que doivent organiser tous les trois ans la préfecture de la Manche et EDF.

« S’il paraît utile d’organiser ce type d’exercice, on ne peut que s’interroger sur ce qui est prévu pour demain, déclare Yannick Rousselet. Nous sommes face d’une véritable mascarade, une opération de communication de grande envergure, et non d’une procédure de sécurité sérieuse. »

La preuve. De manière générale, pour qu’une simulation d’accident soit efficace, elle doit reproduire au plus près les conditions d’une situation réelle et par définition imprévisible. Or on est loin de tout cela. Les horaires, les lieux, la direction du vent au moment de l’accident, autant de détails qui devraient être tenus secret dans une enveloppe scellée ouverte au dernier moment par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), sont déjà connus dans le détail. Depuis une semaine, les services de l’État, les personnels d’EDF et les habitants de la région sont dans la « confidence ». Ainsi, l’« accident » dans la centrale aura lieu tôt le matin, le confinement à 11h, l’évacuation à midi – « pour ne pas perturber l’activité des magasins, qui seront fermés à l’heure du déjeuner », a précisé la préfecture – et vers des points de rassemblement déjà connus puisqu’ils ont été déterminés en fonction de la direction dans laquelle devrait souffler le vent demain (ouest/Nord-ouest, évacuation entre le couloir de ligne haute tension et l’hôtel Belair). Élèves et écoliers savent déjà qu’ils seront de retour à la maison pour 16h. Quant à la maison de retraite située dans le périmètre concerné, elle ne sera pas évacuée sous le prétexte que « c’est trop compliqué ».

Dès le 24 au soir et durant toute la journée du 27 novembre, des observateurs de Greenpeace suivront sur place le déroulement des opérations.

 

L’Elysée étudie une refonte du capital du groupe nucléaire Areva

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.09.07 | 15h05 • Mis à jour le 11.09.07 | 15h23

« Je confirme que nous réfléchissons à l’avenir de la filière énergétique. C’est une réflexion stratégique à long terme, mais il n’y a pas d’urgence », a déclaré le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, mardi 11 septembre, interrogé à partir d’informations des Echos selon lesquelles l’Elysée aurait créé un groupe de travail pour réfléchir à une éventuelle refonte du groupe nucléaire public français Areva. »A la demande du président de la République et du premier ministre, le ministère de l’économie regarde toutes les options concernant Areva », a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de l’économie, ajoutant qu' »il n’y avait pas de calendrier » arrêté.

Selon Les Echos de mardi, le cabinet de conseil McKinsey et la banque HSBC ont été officiellement missionnés autour de l’Agence des participations de l’Etat pour plancher sur l’avenir d’Areva. Le quotidien économique affirme en outre que le schéma privilégié serait de rapprocher Areva du groupe industriel Alstom, grand rival de l’allemand Siemens, lui-même présent à hauteur de 34 % dans le capital d’Areva NP (ex-Framatome), filiale « réacteurs » d’Areva.

TROIS SCÉNARIOS POSSIBLES

En juillet, l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche avait affirmé que le président Sarkozy souhaitait que Siemens sorte du capital d’Areva NP, pour ensuite fusionner Areva avec Alstom et le groupe diversifié Bouygues. Dans une note transmise début août aux pouvoirs publics, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), principal actionnaire d’Areva, envisageait cette hypothèse de marier Areva et Alstom, parmi trois scénarios possibles. Un autre schéma consisterait en »la poursuite du ‘stand alone’ [rester seul], avec ouverture du capital limitée et des filiales détenues à 100 % ». Dans ce cas, le CEA céderait 29 % du capital, dont il détient actuellement 79 %, tandis que les 34 % détenus par Siemens dans Areva NP seraient convertis en une participation de 8 % dans le holding de tête. Un autre scénario créerait un grand groupe nucléaire international, mais avec le maintien d’un contrôle public majoritaire. Il s’agirait notamment de faire entrer Bouygues au sein d’Areva NP à hauteur de 34 %. Siemens ou le groupe japonais Mitsubishi monteraient au niveau du holding.

Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré, à l’issue d’une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, qu’elle souhaitait la poursuite du partenariat industriel entre Siemens et Areva NP. M. Sarkozy s’était contenté d’indiquer que « la France est prête à collaborer avec des groupes, et donc Siemens, qui est déjà dans Framatome ».

 

La Tribune.fr – 20/06/07 à 10:34 – 270 mots

Nucléaire
Areva et EDF officiellement candidats pour construire un EPR outre-Manche
Cette association vise à « combiner les savoir-faire du fournisseur avec ceux d’un exploitant » selon Areva. Londres doit trancher d’ici à la fin de l’année sur la relance éventuelle de son programme d’énergie nucléaire.
Cette fois, c’est officiel: le champion français (et mondial) du nucléaire français Areva annonce ce mercredi qu’il est candidat aux côtés de son grand partenaire – et client – EDF à la construction d’un réacteur nucléaire de troisième génération au Royaume-Uni. Une association qui vise à « combiner les savoir-faire du fournisseur avec ceux d’un exploitant » souligne Areva.

Areva et EDF proposent à Londres l’EPR, déjà acheté par la Finlande (où il est en cours de construction sur le site d’Olkiluoto) et par la France (qui va le réaliser à Flamanville, dans la Manche).

Le groupe nucléaire français, dirigé par Anne Lauvergeon, indique avoir reçu le soutien pour sa proposition de l’électricien britannique British Energy ainsi que de Suez, des allemands E.ON et RWE, et de l’espagnol Iberdrola, « qui voient en l’EPR un réacteur adapté aux nouvelles constructions de centrales nucléaires au Royaume-Uni ».

Fin mai, EDF avait déjà déclaré être prêt à proposer avec Areva l’EPR aux autorités britanniques, et ce alors que le gouvernement britannique venait d’indiquer une totale remise à plat de sa politique énergétique avec l’éventualité de la relance d’un programme nucléaire. Londres doit prendre la décision d’ici à la fin de l’année. Elle incombera au successeur de Tony Blair, Gordon Brown.

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Un commentaire pour Dossier nucléaire français

  1. boder dit :

    Note joncturelle… du Jour… pour ne pas parler de Con

    Dernier sujet en date le débat sur « Hinkley Point », y va t’on ou pas ? Les méchants chinois sont ils plus méchants que les méchants ?

    Bref sur Feu-le forum on avait pu découvrir de belles affaires; EPR: l’emploi de sous-traitants sans papier ou polonais par une des entreprises les plus riches de France, l’étonnement candide sur la qualité de certains matériels après un désinvestissement dans les Hommes et les outils de l’industrie, les trous dans le béton … Commerce : réponse à des appels d’offre internationaux en concurrence entres EDF et AREVA… Faillite d’AREVA ! Proposition présidentielle de contrat nucléaire à la Lybie, avant de la bombarder …

    Bref toujours pour ne pas creuser, on s’attaque, on dénonce les anecdotes sans sanctionner les défauts de gestion des dirigeants. La politique actuelle préfère perdre des emplois, des gros contrats plutôt que de sonner à la porte de dirigeants qui font des choix sans jamais être responsable.

    Attention, je ne suis ni écolo-nombriliste (j’aime bien l’atome), ni anti-patron (j’ai ma petite Entreprise) je constate juste que le système de contrôle par l’actionnariat « à la France » est déficient pour construire la société de DEMAIN.
    Et on est donc toujours à réfléchir à des jeux d’acteurs, des rapports de force, à l’assouvissement de besoins particulier, sans jamais connaitre, comprendre et réfléchir nos propres règles Institutionnelles !

    J'aime

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