Dossier nucléaire français

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Les rapports de force dans le dossier nucléaire Hinkley Point

22-12-2016 dans Matrices stratégiques

Les rapports de force dans le dossier nucléaire Hinkley PointEn 2013, la France et le Royaume Uni ont convenu d’un accord portant sur la construction de deux réacteurs pressurisés européens (EPR) à Hinkley Point en Angleterre. Ces réacteurs sont des réacteurs dits de troisième génération, basée sur l’optimisation de la fission. Ces réacteurs doivent à terme couvrir 7% des besoins britannique en électricité, et le « 1er béton » du chantier est censé être coulé mi 2019. Or, quatre EPR sont en construction dans le monde, un en France, à Flamanville, un en Finlande et deux en Chine, et aucun de ces projets n’a pour l’heure abouti ; surcoûts, délais, déconvenues industrielles ébranlent la confiance de la branche nucléaire française.

Le lancement d’un nouveau chantier d’EPR à Hinkley Point représente donc un risque véritable pour la survie d’EDF, et de la filière nucléaire française dans son sillage. Ce risque est double, industriel et financier.

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le: Jeu Sep 03, 2015 8:58 am    Sujet du message: Répondre en citant

Citation:
L’EPR de Flamanville encore retardé?Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 02/09/2015 à 21:35 , mis à jour à 21:39

L’électricien EDF prévoit de repousser de nouveau, à 2018 cette fois, la mise en route du réacteur nucléaire EPR à Flamanville, ce qui devrait entraîner des coûts supplémentaires de 10 milliards d’euros.

Selon une information du journal Le Figaro, EDF devrait annoncer jeudi un nouveau report de la mise en marche de l’EPR de Flamanville. En effet, une conférence de presse du PDG Jean-Bernard Lévy est prévue dans la matinée. Présentée comme un point d’étape sur l’EPR de Flamanville, le journal anticipe qu’EDF devrait y officialiser un report de 2017 à 2018 pour le réacteur de nouvelle génération. Avec à la clé, un coût supplémentaire de dix milliards d’euros!

« Anomalie sérieuse » en avril dernier

Initialement prévu pour 2012, le lancement de l’EPR avait été repoussé en novembre dernier à 2017, mais de nouvelles difficultés ont été annoncées depuis. En avril, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) a annoncé qu’une « anomalie sérieuse » avait été détectée dans la composition de l’acier du couvercle et du fond de la cuve de ce réacteur nucléaire.

Ces difficultés interviennent alors que la filière nucléaire française est en pleine restructuration, à la suite des graves problèmes financiers rencontrés par Areva.

 

Mer Nov 28, 2007 3:01 pm

Paris, France — Le 26/11/07 – Greenpeace dénonce le protocole d’accord nucléaire signé lundi 26 novembre entre la Chine et Areva.

 

Cet accord prévoit la vente de deux réacteurs EPR de 3e génération, plus la fourniture de combustible.
« Alors que depuis des années, Areva nous bassine avec une prétendue relance du nucléaire, l’entreprise se montre aujourd’hui prête à brader des EPR pour envoyer un signal commercial fort aux clients potentiels que sont les États-Unis ou le Royaume-Uni et leur faire croire qu’elle est compétitive », déclare Yannick Rousselet, en charge de la campagne Énergie de Greenpeace France.Seuls deux EPR sont aujourd’hui en construction dans le monde. Le premier a été vendu à la Finlande pour un prix fixe initial de 3,3 milliards d’euros. Au bout de deux ans de travaux, ce budget explose pour atteindre aujourd’hui 4 à 4,5 milliards d’euros. Le second, en construction à Flamanville (Manche) a été vendu à EDF pour 3,5 milliards. Quant à l’accord signé hier avec l’électricien chinois China Guangdong Nuclear Power Company (CGNPC), il prévoit la construction de deux réacteurs ainsi que la fourniture du combustible et des services nécessaires à son fonctionnement, pour un montant de 8 milliards d’euros. « Areva fait donc un considérable cadeau aux électriciens chinois, en leur offrant ou bien le combustible, ou bien l’un des deux réacteurs. Mais qui va payer la note de cette stratégie commerciale ?, s’interroge Yannick Rousselet. Quant au discours de Nicolas Sarkozy, ,il est très simple : c’est « Tout pour les intérêts industriels et financiers d’Areva, rien pour les besoins énergétiques réels des pays acheteurs ». »

Présenté comme un projet énergétique censé répondre au défi climatique, l’EPR est en réalité un projet industriel déjà obsolète, et dont l’enjeu est principalement géostratégique. Construit pour brûler du « mox », un combustible à base de plutonium, ce réacteur présente un risque de prolifération plus important que ses prédécesseurs. La seule différence entre le civil et le militaire concerne l’usage qui est fait des matières irradiées. Ainsi, les transactions actuelles sur ce réacteur, notamment avec des pays comme la Libye, posent de graves problèmes de sécurité internationale. L’EPR pose enfin des problèmes de sûreté. D’ailleurs, mardi 27 novembre, en France, le site de Flamanville va être le théâtre d’un simulation d’accident nucléaire bidon, un exercice que doivent organiser tous les trois ans la préfecture de la Manche et EDF.

« S’il paraît utile d’organiser ce type d’exercice, on ne peut que s’interroger sur ce qui est prévu pour demain, déclare Yannick Rousselet. Nous sommes face d’une véritable mascarade, une opération de communication de grande envergure, et non d’une procédure de sécurité sérieuse. »

La preuve. De manière générale, pour qu’une simulation d’accident soit efficace, elle doit reproduire au plus près les conditions d’une situation réelle et par définition imprévisible. Or on est loin de tout cela. Les horaires, les lieux, la direction du vent au moment de l’accident, autant de détails qui devraient être tenus secret dans une enveloppe scellée ouverte au dernier moment par l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), sont déjà connus dans le détail. Depuis une semaine, les services de l’État, les personnels d’EDF et les habitants de la région sont dans la « confidence ». Ainsi, l’« accident » dans la centrale aura lieu tôt le matin, le confinement à 11h, l’évacuation à midi – « pour ne pas perturber l’activité des magasins, qui seront fermés à l’heure du déjeuner », a précisé la préfecture – et vers des points de rassemblement déjà connus puisqu’ils ont été déterminés en fonction de la direction dans laquelle devrait souffler le vent demain (ouest/Nord-ouest, évacuation entre le couloir de ligne haute tension et l’hôtel Belair). Élèves et écoliers savent déjà qu’ils seront de retour à la maison pour 16h. Quant à la maison de retraite située dans le périmètre concerné, elle ne sera pas évacuée sous le prétexte que « c’est trop compliqué ».

Dès le 24 au soir et durant toute la journée du 27 novembre, des observateurs de Greenpeace suivront sur place le déroulement des opérations.

 

L’Elysée étudie une refonte du capital du groupe nucléaire Areva

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 11.09.07 | 15h05 • Mis à jour le 11.09.07 | 15h23

« Je confirme que nous réfléchissons à l’avenir de la filière énergétique. C’est une réflexion stratégique à long terme, mais il n’y a pas d’urgence », a déclaré le porte-parole de l’Elysée, David Martinon, mardi 11 septembre, interrogé à partir d’informations des Echos selon lesquelles l’Elysée aurait créé un groupe de travail pour réfléchir à une éventuelle refonte du groupe nucléaire public français Areva. »A la demande du président de la République et du premier ministre, le ministère de l’économie regarde toutes les options concernant Areva », a déclaré de son côté une porte-parole du ministère de l’économie, ajoutant qu' »il n’y avait pas de calendrier » arrêté.

Selon Les Echos de mardi, le cabinet de conseil McKinsey et la banque HSBC ont été officiellement missionnés autour de l’Agence des participations de l’Etat pour plancher sur l’avenir d’Areva. Le quotidien économique affirme en outre que le schéma privilégié serait de rapprocher Areva du groupe industriel Alstom, grand rival de l’allemand Siemens, lui-même présent à hauteur de 34 % dans le capital d’Areva NP (ex-Framatome), filiale « réacteurs » d’Areva.

TROIS SCÉNARIOS POSSIBLES

En juillet, l’hebdomadaire allemand Wirtschaftswoche avait affirmé que le président Sarkozy souhaitait que Siemens sorte du capital d’Areva NP, pour ensuite fusionner Areva avec Alstom et le groupe diversifié Bouygues. Dans une note transmise début août aux pouvoirs publics, le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), principal actionnaire d’Areva, envisageait cette hypothèse de marier Areva et Alstom, parmi trois scénarios possibles. Un autre schéma consisterait en »la poursuite du ‘stand alone’ [rester seul], avec ouverture du capital limitée et des filiales détenues à 100 % ». Dans ce cas, le CEA céderait 29 % du capital, dont il détient actuellement 79 %, tandis que les 34 % détenus par Siemens dans Areva NP seraient convertis en une participation de 8 % dans le holding de tête. Un autre scénario créerait un grand groupe nucléaire international, mais avec le maintien d’un contrôle public majoritaire. Il s’agirait notamment de faire entrer Bouygues au sein d’Areva NP à hauteur de 34 %. Siemens ou le groupe japonais Mitsubishi monteraient au niveau du holding.

Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel avait déclaré, à l’issue d’une rencontre avec le président français Nicolas Sarkozy, qu’elle souhaitait la poursuite du partenariat industriel entre Siemens et Areva NP. M. Sarkozy s’était contenté d’indiquer que « la France est prête à collaborer avec des groupes, et donc Siemens, qui est déjà dans Framatome ».

 

La Tribune.fr – 20/06/07 à 10:34 – 270 mots

Nucléaire
Areva et EDF officiellement candidats pour construire un EPR outre-Manche
Cette association vise à « combiner les savoir-faire du fournisseur avec ceux d’un exploitant » selon Areva. Londres doit trancher d’ici à la fin de l’année sur la relance éventuelle de son programme d’énergie nucléaire.
Cette fois, c’est officiel: le champion français (et mondial) du nucléaire français Areva annonce ce mercredi qu’il est candidat aux côtés de son grand partenaire – et client – EDF à la construction d’un réacteur nucléaire de troisième génération au Royaume-Uni. Une association qui vise à « combiner les savoir-faire du fournisseur avec ceux d’un exploitant » souligne Areva.

Areva et EDF proposent à Londres l’EPR, déjà acheté par la Finlande (où il est en cours de construction sur le site d’Olkiluoto) et par la France (qui va le réaliser à Flamanville, dans la Manche).

Le groupe nucléaire français, dirigé par Anne Lauvergeon, indique avoir reçu le soutien pour sa proposition de l’électricien britannique British Energy ainsi que de Suez, des allemands E.ON et RWE, et de l’espagnol Iberdrola, « qui voient en l’EPR un réacteur adapté aux nouvelles constructions de centrales nucléaires au Royaume-Uni ».

Fin mai, EDF avait déjà déclaré être prêt à proposer avec Areva l’EPR aux autorités britanniques, et ce alors que le gouvernement britannique venait d’indiquer une totale remise à plat de sa politique énergétique avec l’éventualité de la relance d’un programme nucléaire. Londres doit prendre la décision d’ici à la fin de l’année. Elle incombera au successeur de Tony Blair, Gordon Brown.

14 commentaires pour Dossier nucléaire français

  1. boder dit :

    Note joncturelle… du Jour… pour ne pas parler de Con

    Dernier sujet en date le débat sur « Hinkley Point », y va t’on ou pas ? Les méchants chinois sont ils plus méchants que les méchants ?

    Bref sur Feu-le forum on avait pu découvrir de belles affaires; EPR: l’emploi de sous-traitants sans papier ou polonais par une des entreprises les plus riches de France, l’étonnement candide sur la qualité de certains matériels après un désinvestissement dans les Hommes et les outils de l’industrie, les trous dans le béton … Commerce : réponse à des appels d’offre internationaux en concurrence entres EDF et AREVA… Faillite d’AREVA ! Proposition présidentielle de contrat nucléaire à la Lybie, avant de la bombarder …

    Bref toujours pour ne pas creuser, on s’attaque, on dénonce les anecdotes sans sanctionner les défauts de gestion des dirigeants. La politique actuelle préfère perdre des emplois, des gros contrats plutôt que de sonner à la porte de dirigeants qui font des choix sans jamais être responsable.

    Attention, je ne suis ni écolo-nombriliste (j’aime bien l’atome), ni anti-patron (j’ai ma petite Entreprise) je constate juste que le système de contrôle par l’actionnariat « à la France » est déficient pour construire la société de DEMAIN.
    Et on est donc toujours à réfléchir à des jeux d’acteurs, des rapports de force, à l’assouvissement de besoins particulier, sans jamais connaitre, comprendre et réfléchir nos propres règles Institutionnelles !

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  2. boder dit :

    EDF reporte le démarrage de l’EPR de Flamanville, repoussant la fermeture de Fessenheim
    EDF , Nucléaire

    Publié le 25/07/2018 À 09H22, mis à jour le 25/07/2018 À 14H17
    C’est désormais officiel: EDF a annoncé mercredi 25 juillet un an de retard pour la mise en service de l’EPR de Flamanville, dont la facture s’alourdit. Le gouvernement va donc devoir repousser la fermeture de la centrale de Fessenheim.

    https://www.usinenouvelle.com/article/edf-reporte-le-demarrage-de-l-epr-de-flamanville-repoussant-la-fermeture-de-fessenheim.N724069

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  3. boder dit :

    La fausse bonne nouvelle de l’EPR chinois pour EDF
    Aurélie Barbaux L’Usine de l’Energie , EDF , Chine , Industrielles

    Publié le 14/06/2018 À 00H00

    Avec quatre ans de retard sur le planning, un premier réacteur nucléaire de type EPR vient de démarrer en Chine à Taishan. Pour EDF, qui détient 30 % de la coentreprise franco-chinoise qui construit la centrale, c’est une bonne nouvelle. De fait, l’électricien français et sa nouvelle filiale Framatome (ex-Areva), concepteur de l’EPR, disposent enfin d’une tête de série pour ce réacteur nucléaire à eau pressurisée de très grande puissance (1 600 MW) et répondant dans sa conception aux exigences de sûreté nucléaire post-Fukushima. C’est le seul modèle que la filière nucléaire française ait réussi à vendre à l’international ces dernières années. Les deux premiers chantiers d’EPR, lancés en Finlande et en France, sont toujours en cours et affichent respectivement dix et huit ans de retard… pour l’instant. Des écarts de qualité dans les soudures du circuit secondaire de l’EPR d’EDF de Flamanville devraient encore repousser son démarrage de plusieurs mois… voire d’un an ! Les Français continuent de justifier ces retards par la perte de compétences en matière de construction nucléaire, interrompue pendant quinze ans dans l’Hexagone. Areva expliquait déjà en 2010 que les Chinois bénéficieraient à Taishan du retour d’expérience du chantier d’Olkiluoto en Finlande. En fait, pas vraiment. Si les Chinois n’ont que quatre ans de retard sur le planning très optimiste d’Areva, c’est parce que la Chine, qui a construit vingt réacteurs depuis 2009, dispose du savoir-faire qui manque aux Français. Le chantier de Taishan n’en a pas moins pâti des craintes de malfaçon sur les cuves forgées au Creusot. Plus grave, les surcoûts recensés sur tous les chantiers EPR, qui se comptent en milliards, vont favoriser les modèles de réacteur des concurrents russe et chinois. Et à Taishan, dimensionné pour l’installation de six réacteurs, les deux EPR jumeaux devraient rester orphelins.

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  4. boder dit :

    Jeu Mar 12, 2009 10:52 am

    Nucléaire, vers un mariage franco-arabe ?

    Citation:

    Areva: Paris réfléchit à une ouverture du capital à des fonds arabes
    2009-03-12 09:22:54
    PARIS (AFP)

    Le gouvernement français étudie la possibilité d’ouvrir le capital du groupe nucléaire Areva à des fonds d’investissements publics du Moyen-Orient, selon le site internet du Financial Times qui cite des sources proches du dossier.

    « Areva cherche des fonds au Moyen-Orient », écrit mercredi le quotidien britannique.

    « Des discussions exploratoires ont eu lieu sur la possibilités que des fonds d’investisements publics prennent des participations minoritaires de 1 à 5% dans Areva », ajoute-t-il.

    Interrogé par l’AFP, le groupe nucléaire n’a pas souhaité faire de commentaires.

    Le FT précise que cette réflexion procède « d’un examen plus large de l’avenir d’Areva, qui a un besoin urgent de capitaux pour tirer parti de la renaissance de la demande mondiale pour le nucléaire ».

    Par ailleurs, « le gouvernement français pourrait être attiré par les avantages politiques » d’un tel plan, « étant donné les ambitions du président Nicolas Sarkozy de jouer un rôle plus grand au Moyen-Orient », ajoute l’article.

    Selon le quotidien britannique, « des investissements de partenaires stratégiques ou de fonds dans des marchés importants comme les Emirats arabes unis ou l’Arabie saoudite pourraient apporter de nouvelles ressources tout en renforçant la position d’Areva vis-à-vis de la concurrence dans cette région, qui a besoin de nouvelles capacités de production » électrique.

    Détenu directement ou indirectement à plus de 90% par l’Etat français, Areva est le premier groupe mondial dans le nucléaire civil, présent d’un bout à l’autre de la chaîne, de l’extraction de l’uranium au retraitement des déchets nucléaires.

    Le Proche et le Moyen-Orient est l’une des zones où il est le moins présent. Selon les données disponibles sur le site internet du groupe, Areva n’y est implanté que dans deux pays: l’Egypte et les Emirats arabes unis, et uniquement dans le transport et la distribution d’électricité.

    Le marché est néanmoins prometteur puisque le Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe l’Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, le Koweït, Oman et le Qatar, a décidé en décembre 2006 de développer un programme conjoint de technologie nucléaire à des fins pacifiques. La Jordanie et l’Egypte souhaitent également se doter de capacités de production électrique nucléaires.

    En janvier 2008, Areva a annoncé s’être allié à Total et Suez pour tenter de vendre aux Emirats arabes unis deux réacteurs nucléaires à eau pressurisé (EPR).

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  5. boder dit :

    Publié le 27/07/07 à 01h01

    Paris défend l’accord dans le nucléaire signé avec Tripoli
    Alors que le Parti socialiste a demandé, hier, des éclaircissements sur les accords que la France a signés, mercredi, avec la Libye, Paris rappelle que la coopération avec Tripoli dans le nucléaire civil n’est pas nouvelle.

    Le Parti socialiste a demandé, hier, que « toute la lumière soit faite » sur les accords que la France a signés avec la Libye, mercredi, à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Tripoli. Le PS a estimé qu’il était « peut-être un peu tôt pour se jeter dans les bras de Kadhafi et lui apporter notre caution internationale ». En ligne de mire plus particulièrement : le mémorandum d’entente sur la « coopération dans le domaine des applications pacifiques de l’énergie nucléaire ». Le document a été paraphé par les chefs de la diplomatie des deux pays, Bernard Kouchner et Abderrahmane Chalgham, au lendemain de la libération du médecin palestinien et des infirmières bulgares, emprisonnés à Tripoli depuis huit ans (« Les Echos » d’hier). ..
    https://www.lesechos.fr/2007/07/paris-defend-laccord-dans-le-nucleaire-signe-avec-tripoli-536171

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  6. xqqq dit :

    Au nom de tous les ingénieurs et techniciens qui ont permis le développement de la filière « rapide » à sodium jusqu’au plus haut niveau mondial.

    Les études et les projets sur la filière des réacteurs nucléaires à neutrons rapides refroidis par le sodium ont été initiées au tout début des années 60. C’était un projet global très ambitieux parce que la plupart des choses, concernant la conception et la réalisation d’un réacteur de ce type, étaient à développer, à mettre au point, à imaginer même. Il y avait beaucoup d’éléments de base à maîtriser, notamment le combustible, dont l’idée, un oxyde mixte U-PuO2 constitué d’une poudre frittée, gainé par de l’acier inoxydable austénitique, avait été ramenée des USA par George Vendryes le responsable à l’origine du lancement de ce vaste programme au CEA, la technologie sodium, l’effet de l’irradiation par des neutrons rapides énergétiques sur l’acier de gainage, les cuves…. et à développer, notamment les calculs pour la neutronique, la Thermohydraulique sodium, la mécanique des composants et de structures, et des données à acquérir, sur les sections efficaces par exemple. On en était également au début du développement de grands code de calcul conçus pour tourner sur les gros ordinateurs de l’époque, lancés au départ pour des applications militaires, dans les domaines cités précédemment, neutronique, Thermohydraulique, mécanique, puis plus tard pour les études de sûreté.

    Le programme “rapides” s’est déroulé en trois étapes principales constituées de phases d’études et de développements conclues par la réalisation d’un réacteur nucléaire. Le premier réacteur a été Rapsodie dont le coeur d’une puissance thermique de 20 MWth a ensuite été porté à 40 MWth sous l’appellation de Fortissimo. Il a divergé en 1967. Ses objectifs principaux étaient de tester le combustible et la technologie sodium.

    Il est important de noter qu’au tout début des années 70 un projet pour la construction d’un réacteur nucléaire jumeau de Fortissimo en Inde a été engagé avec une équipe de projet mixte comprenant des ingénieurs français et indiens sous la direction d’un ingénieur indien. Cette équipe de projet s’est rapidement installée à Madras (aujourd’hui Chennai). Sous le nom de FBTR ce réacteur prototype n’a divergé qu’en 1985 à la suite de nombreux problèmes. Le fait qu’un pays émergent ait pu considérer (le programme “rapides” n’est pas abandonné en Inde) que les études sur la filière “rapide” pouvait lui permettre d’avoir une ouverture vers le plus haut niveau en sciences et technologie et lui offrir la possibilité de mettre en valeur le minerai de Thorium qui est en abondance dans ce pays, est à souligner. Pour obtenir du combustible nucléaire fissile à partir du Thorium, l’Uranium 233, l’idée est de placer le Thorium dans une couverture entourant le cœur rapide. Le cycle Thorium est naturellement beaucoup mieux exploité dans des réacteurs nucléaires à sels fondus, intégrés dans la perspective de la IV ème génération de réacteurs nucléaires électrogènes, mais ceux-ci sont encore à développer. On remarquera que le programme indien qui a donc été initié par une coopération étroite avec les ingénieurs français, n’a nullement été impacté par l’arrêt brutal de Super Phénix, ni par le rejet du monde politique, en France, de cette technologie nucléaire. C’est aussi le cas de la Russie qui est ainsi devenue le leader mondial en la matière.

    Le démantèlement de Rapsodie a été entrepris dans les années 90. Il y a eu malheureusement un décès et des blessés à la suite d’une explosion d’hydrogène lors du nettoyage d’une tuyauterie sodium.

    La deuxième étape du programme français sur les “rapides” à sodium menée en coopération avec l’Euratom et l’EDF a conduit à un prototype électrogène d’une puissance électrique de 250 MWe, Phénix. Ce réacteur “rapide” a été couplé au réseau électrique en 1974 et il a fonctionné à puissance nominale la grande majorité du temps. Quelques problèmes ont marqué sa vie et ont conduit à des arrêts assez longs. Ces problèmes de nature accidentelle souvent, – feu de sodium secondaire au niveau d’un échangeur intermédiaire, problème de fuite au niveau de la boite eau des GV (problème qui aurait pu être sérieux en occasionnant une réaction explosive, montrant combien les GV constituent un point très sensible sur cette filière) … -, ont été maîtrisés de manière satisfaisante, hors la mystérieuse et unique occurrence de l’introduction d’une réactivité négative dans le cœur qui n’a pas été complètement interprétée. Sa vie a été prolongée jusqu’à 2010 afin de l’utiliser comme source d’irradiation de neutrons rapides pour faire des tests d’élimination de transuraniens et de produits de fission à vie longue en les introduisant dans du combustible. Méthode d’élimination qualifiée d’homogène. Les résultats de ces tests ont été satisfaisants mais partiels.

    La troisième étape de développement et d’études était extrêmement ambitieuse. Son but était de lancer un prototype industriel de réacteur “rapide” au sodium d’une puissance électrique de 1200 MWe. C’était un saut sans doute trop ambitieux puisque l’on estimait qu’une puissance électrique de l’ordre de 600/800 MWe permettait de rencontrer tous les problèmes, scientifiques et technologiques, liés aux grands réacteurs de ce type, – cœur, structures, composants, …-. C’était précisément le puissance de BN600 le projet soviétique à l’époque, et la puissance retenue pour ASTRID. Pour lequel la question du budget était tendue. En dehors de sa technologie d’avant garde, un autre point remarquable de Super Phénix était que son accident maximum, très hypothétique, devait être contenu dans le dimensionnement au plus près du cœur.

    Cette histoire montre combien le développement d’une technologie nucléaire avancée jusqu’au stade industriel est une longue aventure de plusieurs dizaines d’années. C’est naturellement aussi valable pour les réacteurs nucléaires à sels fondus. Ce sont à la fois des études dans des installations et labos dédiés sur les technologies, – sodium, combustible, composants, manutention,..-, et des développements pour les études de Thermohydraulique, de Neutronique, de Mécanique, puis de Sûreté, notamment au niveau du développement de codes de calcul. A ce propos il ne faut pas oublier qu’au début des années 60 on en était à l’aube de l’utilisation des grosses unités centrales d’ordinateur. Il était aussi nécessaire d’acquérir des données de base dans divers domaines, – sections efficaces pour la Neutronique.., tenue du combustible et de matériaux sous irradiation..-. Tout cela oblige à procéder par étapes dans une construction de moyens, de techniques et de connaissances.

    Enfin il est nécessaire d’insister sur le fait que tout cela repose, in fine, sur les capacité de l’Industrie de fabriquer et de traiter des matériaux très spéciaux, de réaliser de soudures complexes… tout en respectant des règles de construction très strictes.

    Ce très long temps de développement a un inconvénient majeur du fait que lorsque le stade industriel est atteint les équipes des études initiales, celles qui possèdent le savoir faire non écrit, sont soit à la retraite, soit malheureusement disparues. C’est encore plus vrai pour la fusion contrôlée thermonucléaire.

    Les surgénérateurs

    La surgénération de combustible dans un réacteur nucléaire, soit à partir de l’Uranium naturel ou du Thorium, est la caractéristique principale de ce qui a été défini comme la quatrième génération de réacteurs nucléaires électrogènes. Les “rapides” au sodium répondent naturellement à ce critère. Ils peuvent générer du Pu 239, 241.. mais aussi de l’Uranium 233 à partir de Thorium disposé dans une couverture comme dans le projet indien.

    Les réacteurs à sels fondus fonctionnant sur un cycle de régénération Thorium/U233 en utilisant des flux de neutrons thermalisés, sont aussi de cette nouvelle génération.

    Il est nécessaire de rappeler les grands avantages que procurent les “rapides” au sodium:

    * D’abord une capacité à ‘brûler’ l’Uranium naturel de 60 à 80 fois plus que dans un réacteur classique à eau pressurisée ou bouillante.

    * Un meilleur rendement, 40%, sur la production électrique par rapport aux REP. Qui pourrait être augmenté avec des rapides à gaz, envisagés dès le début mais posant de gros problèmes technologiques et éventuellement de sûreté si l’on envisage des cycles directs …

    * Une auto élimination d’actinides et de produits de fission par fission ou transmutation.

    * Une évaluation retenue officiellement a montré que la centrale Super Phénix rejetait de l’ordre de 40 fois moins d’éléments radioactifs qu’une centrale PWR existante.

    * La flexibilité et la réactivité de son cœur neutronique permettraient à une centrale du type Super Phénix, si on le désirait, de suivre le réseau électrique. C’est à dire de répondre aux variations instantanées de la demande d’électricité sur le réseau.

    * Enfin comme on l’a vu plus haut, le dimensionnement de Super Phénix avait été conçu pour contenir l’accident grave maximum, très hypothétique, de perte de refroidissement sans chutes de barres de contrôle de la puissance neutronique.

    Cet accident qui amène immédiatement à une excursion de puissance due à une réactivité prompte (qui s’éteint d’elle-même à un moment à la suite d’un effet physique sur les sections efficaces de fission) a été étudié théoriquement et dans des installations nucléaires à la pointe mondiale pendant des années. Les phases accidentelles qui sont nombreuses et complexes, avec notamment une deuxième excursion nucléaire, ont été difficilement maîtrisées et conduisent à l’évaluation d’une puissance maximum relâchée dans l’accident en MégaJoules. L’évaluation de 800 MégaJoules estimée de manière primaire au début du projet est dépassée.Un ordre de grandeur de 1500 MégaJoules serait plus réaliste.

    L’abandon et le sabotage de Super Phénix

    D’un point de vue comptable simple le désastre lié l’arrêt de Super Phénix a été évalué par une commission parlementaire dans les années 90. Au total la France avait engagée 60 milliards de francs (9 milliards d’euros à réévaluer) pour les études et réalisations sur la filière rapide. De plus des aides extérieures sont à ajouter de la part de l’Euratom et surtout de l’Allemagne et de l’Italie pour Super Phénix. Il faut aussi tenir compte du manque à gagner sur les MWh et le coût d’un démantèlement, plusieurs milliards d’euros engagés sans capitalisation. Le seul fait d’avoir engagé le projet ASTRID en 2006 est une reconnaissance du non sens de cet abandon.

    Quand Super Phénix a été arrêté en 1997, il venait de fonctionner une année à pleine puissance. Le fonctionnement de Super Phénix n’a pas seulement été stoppé, des dommages irréversibles ont été volontairement infligés à ses cuves primaires de manière à interdire toute reprise du réacteur. C’est un autre aveu du fait que l’intérêt potentiel de cette technologie était bien connu des responsables politiques auteurs de ce crime contre la science, contre leur propre pays, contre les français en tant que consommateurs d’électricité, de citoyens et de contribuables.

    Dans le courant du XX ème siècle la France s’est assurée une place de choix dans le contexte mondial. Les efforts déployés dans le domaine du nucléaire, où des savants français avaient figuré parmi les pionnier, lui avaient procuré une place de leader mondial sur les réacteurs électronucléaires. Avec des choix intelligents comme celui des PWR plutôt que des BWR, dont on a pu saisir les problèmes en cas d’accident grave à Fukushima Daiichi. Schématiquement, bien que la réalité soit plus complexe, au niveau de l’accident grave c’est TMI versus Fukushima Daiichi.

    Bien qu’il y ait encore de graves foyers de guerre dans le monde, les guerres se sont déplacées sur le terrain de la haute technologie et de l’économie.

    Si l’on considère le déclin économique de la France on peut le lier, à la racine, avec l’abandon de Super Phénix ainsi qu’au quasi moratoire sur l’électronucléaire de Civaux, centrale nucléaire mise en service en 1991, et l’année 2006 où le projet de l’EPR de Flamanville, ainsi que le principe d’un projet de réacteur rapide au sodium prototype, ASTRID, ont été lancés. On constate maintenant que cela a eu des effets très néfastes au niveau de l’industrie nucléaire nationale, malgré des contrats pour l’étranger.

    Il est à retenir qu’en France, cette affaire Super Phénix marque la première grande intrusion de la Politique, et ses aspects de démagogie, dans un grand domaine scientifique et technique.

    ASTRID

    Le projet ASTRID d’un réacteur “rapide” à sodium d’une puissance électrique de 600 MWe a donc été lancé, avec un gros problème de financement, dans le contexte décrit plus haut de pertes de connaissances et de savoir faire, ainsi que de compétences au niveau industriel.

    Beaucoup d’installations nucléaires et autres ainsi que des réacteurs nucléaires d’expérimentation, pour les études de sûreté notamment, avaient été fermés.

    Ainsi on ne dispose plus aujourd’hui de source de flux d’irradiation de neutrons rapides pour des études décisives. Le réacteur Jules Horowitz qui devait permettre des irradiation avec neutrons rapides (objectif irréaliste par ailleurs) a mis des années à simplement sortir de terre. Il a pourtant un rôle important et unique en France dans la fabrication de sources radioactives pour les applications médicales.

    Dans ce contexte terrible et déprimant le projet ASTRID pouvait difficilement être autre chose qu’un projet papier. C’était en quelque sorte un fantôme, une fiction dans laquelle on maintenait des équipes d’études pour garder sous perfusion une vocation nucléaire dans un organisme que l’on oriente, dans un volontarisme politique mal fondé sur le plan scientifique et technique, vers d’autres énergies.

    C’est donc un fantôme dont les premières orientations et premiers dessins avaient le tort de trop rappeler Super Phénix qui vient d’être tué. En France, nous avons la particularité insensée d’avoir placé notre Industrie sous la tutelle d’un ministère de l’ “écologie”. C’est certainement la raison de cet abandon officiel. Mais est-ce si facile de tuer un fantôme qui a une âme ?

    https://www.europeanscientist.com/fr/opinion/astrid-un-fantome-vient-detre-tue/

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  7. fff dit :

    1959 26 juillet Drapeau des États-Unis États-Unis

    Laboratoire d’essais de Santa Susana Accident limité au site. – Le réacteur expérimental au sodium (en) a subi une fusion partielle du cœur au Santa Susana Field Laboratory près de Simi Valley, en Californie. Selon Makhijani, Président de l’Institute for Energy and Environmental Research, « les mesures d’iode-131 ont été environ 80 à 100 fois plus importantes que les relevés provenant de Three Mile Island.

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  8. boder dit :

    http://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200311-catastrophe-fukushima-japon-eau-contamin%C3%A9e-saturation

    Neuf ans après l’accident nucléaire de Fukushima provoqué, le 11 mars 2011, par un séisme de force 9 sur l’échelle de Richter suivi d’un gigantesque tsunami, l’opérateur de la centrale Tepco avertit que les eaux contaminées qui s’accumulent sur le site vont atteindre leurs limites de stockage. À terme, il faudra sans doute autoriser le déversement de cette eau dans l’océan Pacifique mais les coopératives de pêcheurs de la région de Fukushima y sont opposées.

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  9. boder dit :

    Ukraine: incendie à Tchernobyl, le taux de radiation grimpe en flèche
    Publié le : 06/04/2020 – 15:47

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  10. boder dit :

    Bruno Le Maire et Areva-UraMin : le poids des mots

    13 juil. 2017 Par VincentCrouzet Blog : Le blog de Vincent Crouzet

    Le 12 juillet 2017, Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, avec des mots d’une grande sévérité, a fustigé devant la Commission des Finances du Sénat, la gestion passée d’Areva. Une première de la part d’un ministre de tutelle. Pour nous qui dénonçons : des mots qui nous soulagent, nous réconfortent, et repoussent le découragement.

    https://blogs.mediapart.fr/vincentcrouzet/blog/130717/bruno-le-maire-et-areva-uramin-le-poids-des-mots

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  11. boder dit :

    coupage d’herbe sous le papier de LE MAIRE ?

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