plomb et eau

Attention au plomb dans l’eau du robinet

>Île-de-France & Oise > Paris|16 octobre 2009, 7h00|0
Il y a peut-être du plomb dans l’eau de votre robinet ! Seule solution pour s’en débarrasser : remplacer tous les tuyaux en plomb par des neufs en plastique. Propriétaires privés et collectivités ont jusqu’à 2013 pour faire le nécessaire et respecter la norme de 10 microgrammes de plomb par litre, contre 50 microgrammes autorisés jusque-là. Si les premiers n’en ont souvent encore aucune conscience, les secondes sont en train de faire le nécessaire.
A Paris, les deux opérateurs qui s’occupent du réseau d’eau rive gauche, c’est la Lyonnaise des eaux, filiale de Suez, et rive droite c’est la Compagnie des eaux de Paris, filiale de Veolia ont pris de l’avance et sont tous les deux en train de terminer ces travaux de remplacement des branchements en plomb. Tout devrait être fini d’ici à la fin de l’année. La Lyonnaise en a encore une centaine à changer sur les 20 500 existants rive gauche, et la Compagnie des eaux de Paris, environ 250 sur les 34 900 de la rive droite. Ces chantiers gigantesques passent pourtant souvent inaperçus grâce à des techniques d’extraction sophistiquées, qui permettent d’éviter les grosses tranchées.Près de 750 000 logements parisiens concernésSi le réseau public de canalisations est désormais quasiment sain, il n’en est pas de même pour les logements privés. Près de 750 000 logements parisiens sont concernés par des canalisations intérieures en plomb, encore très répandues dans les colonnes montantes notamment. Or, ni Suez ni Veolia n’interviennent à l’intérieur des immeubles : les travaux sont à la charge des propriétaires. Le risque n’est pas des moindres : l’exposition au plomb, par ingestion d’eau qui aurait stagné dans la tuyauterie ou par ingestion de débris de vieilles peintures, peut déclencher chez les plus vulnérables, comme les enfants, la maladie du saturnisme. Une pathologie grave qui provoque des troubles digestifs, de l’anémie, ou, plus grave, qui atteint le système nerveux.
Pour renseigner les consommateurs, la Lyonnaise des eaux a édité deux dépliants d’information, qu’elle met à disposition du public dans toutes ses agences clientèle.

Un commentaire pour plomb et eau

  1. Crest : l’eau potable plombe le moral des habitants
    En septembre 2015, Alice et Yann, habitants de Crest, dans la Drôme, font tester l’eau de leur robinet. Ils découvrent qu’elle contient 21,5 microgrammes de plomb par litre (µg/l). Soit le double de la teneur maximale autorisée depuis le 25 décembre 2013.

    Biberons plombés
    La famille s’inquiète : Téotim, 13 mois, a bu pendant plusieurs mois des biberons préparés avec cette eau. Les analyses de sang de l’enfant confirment leur crainte. Son taux de plomb atteint 50 µg/l, soit le seuil d’alerte à partir duquel on considère qu’il y a intoxication et danger pour l’enfant.

    À LIRE >>> Qualité de l’eau : difficile d’échapper aux polluants

    L’enquête de l’Agence régionale de la santé (ARS) permet rapidement d’identifier le coupable : le plomb du branchement municipal – ce tuyau qui relie la canalisation publique aux canalisations privatives du logement. La mairie consent à remplacer ce vieux branchement en plomb, mais il en existe des centaines d’autres dans la ville.

    30% de branchements en plomb
    Comme toutes les communes, Crest est censée respecter la teneur maximale en plomb de 10 µg/l établie par la directive européenne de 1998 relative à la qualité des eaux destinées à la consommation humaine. Les collectivités ont, ces dernières années, procédé au renouvellement de leurs réseaux.

    Fin 2013, selon le ministère de la Santé, moins de 5 % des branchements en France étaient encore en plomb. Mais « la municipalité de Crest n’a changé que 600 branchements en plomb sur 1 600 depuis 2003 et il en reste près de 1 000 sur le réseau d’eau municipal, soit 30 % du total », s’indigne le collectif Du plomb dans l’eau, créé par des habitants.

    La mairie répond que 150 branchements seront changés en 2016 et qu’elle privilégie pour l’heure le remplacement au cas par cas. Elle rappelle aussi que, dans certains cas, le plomb peut provenir des canalisations privatives des immeubles.

    « Ville amie des enfants »
    Outre le retard, le collectif dénonce le manque d’information. Dans le cas de Téotim, ses parents n’ont jamais été informés du risque d’utiliser l’eau du robinet. La mairie a fini par envoyer un courrier à 283 habitants concernés, leur proposant une analyse gratuite.

    Mais elle refuse de publier la carte des tuyaux plombés, contre l’avis de la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) saisie par le collectif en juin dernier. Le maire, Hervé Mariton, a indiqué sur France 3 que la Cada ne parlait que des canalisations d’eau (plus aucune n’est en plomb), et pas des branchements !
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    En retard dans le renouvellement de son réseau d’eau potable, la mairie de Crest (Drôme) refuse de publier la carte des branchements en plomb.

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